Les signaux de l’UPR, étaient faibles et insignifiants, par rapport à la mobilisation, de ceux qui ne sont pas du tout, politiques

2e partie : Il est 8 h -20 GMT, on est au carrefour BMD, de ce mercredi 09 janvier 2019. Dans cette zone, les adhérents et sympathisants de l’Union pour la République (UPR), étaient invisibles. On se dirige vers une femme, pour s’informer sur cette manifestation. Mme, où est la marche ? Elle répond : « personne n’est là, encore ». À cet instant précis, le climat qui régnait au carrefour BMD, était, un espace vide et sans aucun signe de départ, d’une marche de protestation contre la discrimination en Mauritanie. On s’approche, à un groupe de 5 jeunes. On se demande, la marche a commencé.

Un jeune répond : « on ne sait pas, avec des grimaces ». Un autre, nous dit, en toute discrétion : « si tu as 2000 UM, pour chacun de nous, on va aller avec toi ». Pour eux, je suis l’un des organisateurs de cette marche de protestation. Reprendre, le chemin pour se diriger vers l’ancien aéroport de Nouakchott, était la seule solution. Pendant que, tout était visible. C’est un échec de l’Union Pour la République (UPR), qui ne dit pas son nom. Qui organise cette marche ? Qui veut sa réussite ou son échec ? Pourquoi, chacun vient seul, et d’autres se regroupent ? Afin qu’on les identifie avec leur logos ou slogans, sans et loin de l’Union Pour la République (UPR).

Ceux qui ont fait réussir à regrouper les uns et les autres, pour se diriger vers l’ancien aéroport de Nouakchott, sont : les hommes d’affaires et responsables des entreprises privées, proches du pouvoir d’Ould Abdel Aziz. Aussi, les départements ministériels, les fonctionnaires de l’État, les fédérations et associations ont aussi montré leurs couleurs et détermination. Quant aux  signaux de l’Union pour la République (UPR), ils étaient faibles, et insignifiants par rapport à la mobilisation, de ceux qui ne sont pas du tout, politiques, comme les hommes d’affaires,  responsables des entreprises privées et autres proches du pouvoir de Nouakchott.

Pour revenir au départ, de la marche citoyenne contre le discours de la haine et l’extrémisme en Mauritanie. Le constat est que, ceux qui ont mobilisé leur monde n’ont pas voulu, que les hautes autorités du pays, imputent leur présence sur la formation politique de l’Union pour la République (UPR). Donc, l’échec de l’UPR se situe, là où personne n’a pu organiser et orienter la foule. Elle s’est déplacée entre le carrefour de la Poste et l’Hôtel Azalaï. Aucun signe de départ n’a été donné, pendant que cette marche a été annoncée en présence du président Ould Abdel Aziz.

Du carrefour entre Radio Mauritanie et la wilaya de Nouakchott Ouest, c’est la pagaille qui s’impose. Au lieu de marcher, on assiste à une course de 100m entre les différents participants, vers l’ancien aéroport de Nouakchott. C’est comme si, on est dans une course de fond. Visiblement, les participants n’ont pas été sensibilisés sur cette marche. La sécurité en civile qui faisait la ceinture de protection, a beaucoup contribué, pour réorganiser la marche. Pendant qu’on aperçoit trois (3) leaders de la majorité présidentielle, sans aucune conviction de marcher, dont deux de l’UPR sont visiblement, perdus dans la foule.

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