M. GUY BOULIANNE a précisé : ‘’ L’idée nous est venue de créer le Mouvement républicain du Québec suite à la tuerie survenue au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier 2017’’

L’Interview est un genre journalistique pour faire connaître l’expérience, le point de vue d’un personnage connu ou expert dans un domaine. C’est dans ce cadre, que Télévision Presse (Mauritanie) reçoit M. GUY BOULIANNE du Mouvement républicain du Québec. Vous êtes de ce Mouvement.

Pouvez-vous dire plus, sur votre honorable personnalité ?

GUY BOULIANNE : Aussi surprenant que cela puisse paraître, je proviens —non pas du milieu politique— mais bien du milieu artistique et culturel. Je suis le fondateur des Éditions Dédicaces qui publient des auteurs originaires de plusieurs pays, habitant sur tous les continents. Plusieurs années de recherche (dont de longs séjours en Europe) m’ont amené à acquérir des connaissances accrues, tant au niveau historique, généalogique, que symbolique. Dans le domaine de la politique, ces connaissances me permettent aujourd’hui de communiquer avec mes semblables avec une certaine perspicacité puisque, comme l’écrivait si bien Bossuet en 1709, « qui sait le passé peut conjecturer l’avenir ».

Télévision Presse (Mauritanie) : Le Mouvement républicain du Québec favorise la liberté d’expression et le débat, pourquoi, vous vous êtes lancés sur cette piste, et quels sont vos objectifs ?

GUY BOULIANNE : L’idée nous est venue de créer le Mouvement républicain du Québec suite à la tuerie survenue au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier 2017. En effet, sept jours après ce triste événement, le premier ministre du Québec Philippe Couillard stigmatisait l’ensemble des Québécois, en intimidant la population sans aucune disctinction : « Les gens sur les réseaux sociaux qui envoient des conneries haineuses, ils sont surveillés. Si vous continuez, vous aurez un casier judiciaire, et vous l’aurez pour toute votre vie et vous l’aurez bien mérité. » (Tout le monde en parle, Radio-Canada(1). Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait pour sa part fait preuve d’un peu plus de sagesse en indiquant que l’attaque était une initiative personnelle d’un individu isolé et non pas l’acte d’une organisation.(2)

Certains dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux ont dès lors commencé à diffamer la population en accusant les Québécois d’être des racistes systémiques, alors que ceux-ci ont toujours été reconnus mondialement comme étant un peuple accueillant et pacifique. Ces mêmes dirigeants ont donc pris un fait isolé (et dramatique) pour en faire une généralité. Leurs gestes et leurs paroles ont vite été perçus par la population comme étant des actes de trahison et, encore aujourd’hui, rien n’est fait pour remédier à cette déplorable situation… au contraire.

Faire du Québec un pays indépendant et florissant est l’un de vos objectifs, pourquoi ? Et, comment ? Quel est votre rapport, avec le Gouvernement Canadien et ses partenaires ?

Ce qu’on appelle aujourd’hui le Québec, fut anciennement la Nouvelle-France. En effet, la colonisation française des Amériques débuta au XVIe siècle et se poursuivit jusqu’au XVIIIe siècle. La France construisit un empire colonial en Amérique du Nord s’étendant du golfe du Saint-Laurent, jusqu’aux montagnes Rocheuses, à l’ouest, et jusqu’au golfe du Mexique, au sud.

[1]             « Le niveau de menace terroriste reste stable | Vicky Fragasso-Marquis | Politique », La Presse,‎ 30 janvier 2017. https://www.lesoleil.com/actualite/politique/le-niveau-de-menace-terroriste-reste-stable-9f69ac9452a7dfca5a5849064f362d13

Depuis la défaite française et le traité de Paris en 1763, une très grande partie de la population rêve de faire du Québec un pays indépendant. L’idée de la souveraineté du Québec est fondée sur une vision et interprétation nationalistes des faits historiques et réalités sociologiques du Québec, qui attestent l’existence d’un peuple et d’une nation québécoise.

Il est très important de préciser que le MRQ n’est pas un parti politique, mais bel et bien un mouvement. En ce sens, l’organisation se donne une plus grande marge de manoeuvre et une liberté dans ses actions. Elle demeure donc indépendante vis-à-vis les règles qui régissent les partis politiques en général.

Le Mouvement républicain du Québec n’entretient pas de relations avec le gouvernement canadien. Par contre, nous avons parmi nos membres honoraires Me Claude Laferrière, qui reçut à deux reprises la médaille du Gouverneur général du Canada. Celui-ci est un spécialiste en sécurité nationale. Nous entretenons aussi des relations avec d’autres groupes indépendantistes dans les autres provinces du Canada, dont : Westcanada Separatist Group Rally, Prairie Freedom Alliance Party, Alliance Independence Movement, Prairie Freedom Alliance Party, Western Independence Party of Saskatchewan et Republic of Saskatchewan.

En principe, nos lecteurs seront curieux de bien comprendre cette phrase : «  Il ne prend pas position sur une politique particulière jusqu’à ce qu’une certaine forme de convergence soit bien établie entre tous ses membres ». Pouvez nous l’expliquer ?

N’étant pas un parti politique, le MRQ n’a par conséquent aucune ligne de parti à défendre. Nous ne souhaitons pas non plus restreindre l’éventail des idées et imposer aux gens une vision unique du destin politique québécois. Les opinions étant très diverses, il est crucial de demeurer à l’écoute de ce que les gens veulent vraiment et c’est pour cela que nous cherchons à rassembler les citoyens autour d’un projet commun. C’est dans la discussion et le partage que nous parviendrons à trouver ce fameux concensus.

Nous devons tout de même admettre que le Mouvement républicain du Québec adoptera prochainement une position claire et précise concernant l’avenir du Québec. Compte tenu des politiques désastreuses menées par les gouvernements canadiens et québécois, nous considérons que nous sommes dans une situation d’urgence. Il nous faudra donc agir promptement si nous voulons survivre en tant que nation.

Dans vos slogans, on constate : Adhérez dés maintenant au Mouvement républicain du Québec et faites partie d’un réseau grandissant de Patriotes. Alors, comment se présente votre stratégie de communication et de sensibilisation ?

Nous possédons un groupe public sur Facebook regroupant près de 3000 membres assidus et dans lequel nous partageons quotidiennement les actualités québécoises, canadiennes et internationales. Le nombre de nos adhérents ne cesse de progresser de jour en jour. Nous utilisons aussi notre page Facebook et notre compte Twitter pour communiquer les informations du MRQ.

Concernant les réseaux sociaux, nous sommes justement sur le point de lancer une campagne publicitaire sur Facebook pour y diffuser notre vidéo promotionnelle. Cette campagne publicitaire nous permettra de rejoindre des dizaines de milliers de personnes à travers le Québec et de les sensibiliser à nos projets. Nous prévoyons aussi faire de la publicité sur certaines chaînes de télévision et dans certains journaux, et ceci jusqu’aux États-Unis.

Au début de l’été prochain, il est prévu que nous organisions un deuxième colloque à Montréal, durant lequel nous inviterons jusqu’à sept conférenciers pour prendre la parole. Le 17 juin 2017, nous avions organisé un premier colloque avec dix invités de prestige tels que Richard Le Hir (ancien ministre québécois), Claude Laferrière (double médaillé du Gouverneur général du Canada), Daniel St-Hilaire (entraîneur olympique d’élite) et Jean-Jacques Nantel (géopoliticien). Ce premier colloque fut un véritable succès alors que nous recevions près de 300 spectateurs venant de toutes les régions du Québec (http://bit.ly/2oXj30x).

Quel est le rôle et les missions des Amis & Partenaires du Mouvement républicain du Québec, pendant, que vous accordez, une importance particulière à la diversité culturelle et d’union ?

Comme nous le répétons très souvent autour de nous, « on ne fera pas le Québec seuls ». Il nous faut absolument s’extirper de l’isolement et tisser des liens forts avec des alliés situés à l’étranger. Le Mouvement républicain du Québec est actuellement suivi par des personnalités publiques de premier plan telles que le conseiller de la ville de Phoenix, Sal DiCiccio, le fondateur de Students for Trump (S4T), Ryan Fournier, et le fondateur de Turning Point USA, Charlie Kirk (son père, Robert W. Kirk, était le directeur du projet architectural de la Trump Tower à New York). D’ailleurs, nous avons des contacts qui nous rapprochent de très près du président des États-Unis.

Le MRQ travaille depuis peu en partenariat avec le Conseil National de Transition de France. Les deux organisations défendent à l’évidence des valeurs politiques similaires : refus des partis diviseurs et des fausses catégories, refus de la domination bancaire et du mensonge médiatique, volonté d’union au travers de l’humanisme et du juste droit qui en découle, recherche d’un mode de gouvernance admis par la grande majorité, etc.

Nous avons aussi l’intention de développer des relations avec les organisations et les partis politiques qui défendent leurs nations contre les effets pervers de la globalisation. Nous songeons à la Hongrie, à la Pologne, à l’Espagne, à l’Italie, à la France… Un premier pas a été fait en ce sens avec l’actuel chef de la Maison Royale de France, Mgr le comte de Paris, défenseur naturel de son peuple. Nous croyons donc qu’il est primordial de former un bloc solide et de faire un front commun contre le mondialisme qui s’ingénue à détruire tous les nationalismes. C’est une nécessité et un devoir.

  • @ Lire plus d’infos sur : www.tvpresse.info
  • Tel : 00 222 41 83 33 92
  • moudiaye8@gmail.com
  • Nouakchott – Mauritanie
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